C'est à travers les yeux las d'un monde perçu malencontreusement pour ce qu'il est et non comme il se dit d'être qu'il édifia, en regardant le ciel, un amour platonique pour une étoile, espérant le meilleur tout en s'attendant, paradoxalement, au pire étant donné que l'étoile serrait, en tout point, inaccessible..
il tendait cependant, ses bras vers elle, l'adorait, lui
consacrait toutes ses pensées, au point d'accentuer volontairement sa dépendance, en gage de respect...
Cependant, ses mêmes yeux las, en toute impunité, eurent raison de cette illusion, en révélant, le coté cynique de la chose..
L'étoile n'est pas liberté, mais prison, l'étoile brille, mais souffre, seule, instable, à des années lumières du bonheur, voir, de quoi que ce soit.
L'étoile se bat contre elle même. Plus précisément, l'étoile est condamné à érrer en attendant que la chaleur, qui l'habite, la consume totalement jusqu'à la destruction...
L'étoile ne vit pas, mais survit à l'enfer...
Ce qui fit comprendre à la personne que la finalité serrait une souffrance, croissante, bénéfique cependant, mais non réciproque...
Le temps parfumait cette souffrance mais l'heure était au choix et non à l'utopie qui prenait place dans sa tête...
il entreprit finalement, de renoncer à la seule chose qui lui avait permis de rêver en se liant définitivement à l'étoile, Quelque part en guise d'accord avec soi même...
Et ce fut dans un moment de nostalgie extrême qu'il monta sur une falaise une nuit et se mit à contempler l'étoile une dernière fois... Avant de la faire se transformer à ses yeux en soleil. La beauté de sa structure le rendu aveugle et empêchèrent ainsi au yeux las d'exercer un pouvoir antipathique..
Le fait accomplit, il avança, aveugle mais mélancoliquement Heureux, en respirant une première fois et se précipita dans le vide au-devant de l'étoile.
Mais pendant sa chute, il pensa encore, en un éclair,en se disant :
"Pourquoi pas ???"
Et il vint se briser sur le rivage...